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Denis Dufour | Notice des œuvres

Fanfare

1997 | 06'41 | opus 94 | acousmatique | support audio | 2 pistes | éditions Maison Ona

• Version stéréo de la version originale 8 pistes

• Réalisation sur magnétophones et ordinateur au studio du compositeur à Crest

• Assistant : Jonathan Prager

• Prises de son : Denis Dufour

• Trompette : Marc Pecqueur

• Voix : Freidrich Anne, Laurent Gallot, Jean Mahtab, Frédéric Mas, Gérard Taver, Alfred Vilayleck

• Création à Paris, auditorium Olivier Messiaen de la Maison de Radio France, le 16 mars 1997 lors du cycle acousmatique de l’Ina-GRM Son-Mu 97 par Daniel Teruggi sur acousmonium GRM

Une grande affaire des musiciens acousmates est de trouver le matériau qui sonne : ça sonne ou ça ne sonne pas. Ça sonne petit ou grand, étroit ou ample, brillant ou mat, polyphonique ou mélodique, clair ou blanc. Un deuxième souci est celui de la spatialisation lors de la projection de l’œuvre en concert : ses effets, jeu de haut-parleurs serré ou ample, diffusion par zones ou diffusion erratique, le mouvement du son, le près/loin, l’intime/symphonique, le sec/noyé, le rond/carré, le long/bref, le pointu/dilaté…

Ce ne sont pas des critères formels différents qui ont intéressé et guidé les créateurs des grandes fanfares du passé : Gabrieli, Corelli, Vivaldi, Haendel, Hummel, Beethoven, Wagner, Bruckner, Janacek, et plus près de nous Stravinsky, Bartók, Ives, Varèse… : jeux sur les timbres inouïs, spatialisations, effets de surprise, musique spectaculaire où le spectacle et sa jouissance sont sonores et purement sonores. D’où l’idée d’associer à l’univers technologique du multipiste cette archétypale et un rien has been figure de la fanfare, pour le plaisir de l’anachronisme et la volupté du paradoxe, pour redonner à une vielle muse, le temps d’une marche un rien hallucinée, les atouts et l’écho rafraîchi de sa splendeur.  [Thomas Brando]

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