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Denis Dufour | Notice des œuvres

PH 27-80

2008 | 80’27 | opus 144 | acousmatique | support audio | 2 pistes | éditions Maison Ona

· 01. Machinerie romantique [24:00] · 02. Jardins de sons [24:00] · 03. Musiques utopiques [32:14]

 

• Dédié à Pierre Henry pour son quatre-vingtième anniversaire

• Réalisation sur ordinateur au studio du compositeur à Paris 19e

• Sons de Pierre Henry sélectionnés par Agnès Poisson et Denis Dufour à partir des disques du commerce

• Création de Machinerie romantique à Paris, Grand Palais, le 14 juin 2008 lors de Monumenta (consacré à Richard Serra) par Jonathan Prager sur acousmonium Motus

• Création intégrale à Crest, salle Moulinages de l’Espace Soubeyran, le 21 août 2008 lors du festival Futura par Jonathan Prager sur acousmonium Motus

• Remerciements : Pierre Henry et Son/Ré pour leur autorisation

PH 27-80 a été conçu pour rendre hommage à Pierre Henry à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire, le 9 décembre 2007. Pour cela, l’idée a été de réaliser cette œuvre exclusivement à partir de quatre-vingt sons, échantillons ou courtes séquences, issus de vingt-sept de ses œuvres (1). Et aussi de jouer avec les chiffres de ses dates de naissance et du 80e anniversaire.

Le 8 est souvent présent, également le 27, le 9 et le 12, comme le 21 (somme du 9 et du 12), le 48 (somme du 27 et du 21), le 80, etc. Un jeu purement symbolique qui entraîne des contraintes d’écriture particulières et incite à trouver des solutions musicales inattendues, sans pour autant délaisser sensibilité et expression. Les titres des trois mouvements sont des formules extraites du Journal de mes sons [1979] de Pierre Henry, chacun s’inspirant de fragments de ce livre.

 

1. Machinerie romantique, composé avec quarante et un sons provenant de quinze des œuvres de Pierre Henry, met l’accent sur la voix – cri, chant ou souffle.

2. Jardins de sons est élaboré de façon très rigoureuse, comme un jardin à la française où, sur douze “plates-bandes” sonores quasi statiques et bien délimitées, sont alignées, équidistantes, les plantes-sons. À une succession de douze continuums distincts de deux minutes chacun, textures obtenues par élongation, multiplication, entrelacement d’un des sons (différents à chacune des douze trames), et après 80 secondes d’introduction, se superposent, toutes les seize secondes exactement, les quatre-vingts objets sonores laissés “nature”, transplantés sans transformation.

3. Avec Musiques utopiques, c’est une autre grille de construction qui est à l’œuvre pour un grand final en forme de transe. Les quatre-vingt sons sont retravaillés, dilatés ou contractés, pour devenir autant d’échantillons de quatre secondes chaque. Tous sont mis en boucles au moins six fois, se succédant dans l’ordre chronologique des pièces dont ils sont issus et se superposant sur deux à douze couches simultanées.  [Denis Dufour]

(1) Antagonismes | Apocalypse de Jean | Comme une symphonie, envoi à Jules Verne | Concerto des ambiguïtés | Dieu | Fragments pour Artaud | Futuristie | Grande toccata | Granulométrie | Histoire naturelle ou les roues de la terre | L’Homme à la caméra | Investigations | Messe de Liverpool | Messe pour le temps présent | Microphone bien tempéré | Mouvement-Rythme-Étude | La Noire à soixante | Pierres réfléchies | Prisme | Pulsations | La Reine verte | Symphonie pour un homme seul | Une tour de Babel | Utopia | Variations pour une porte et un soupir | Voile d’Orphée | Le Voyage

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